L’écriture est un moyen puissant d’exprimer ce qu’on ressent au plus profond de soi.

Les émotions de la tristesse, de la culpabilité, de la colère ou de la honte souvent ressentie dans le processus du deuil, appellent à se libérer. Souvent ne souhaitant pas tenir le même discourt jour après jour et devenir redondant face à nos proches, on préfère refouler ce que long ressent à cette étape de notre deuil. Vous avez sûrement entendu cette phrase,

“Ce que l’on n’exprime par des mots le corps l’exprime par des maux”

Voilà pourquoi il est si important d’exprimer cette émotion et l’écriture est un excellent moyen pour le faire. Vous pouvez écrire votre récit autant de fois que vous le souhaitez. Plus qu’on le raconte même si cela est par écrit, plus l’émotion va s’user et s’alléger.

Personnellement, J’écrivais tous les soirs avant de dormir ou au beau milieux de la journée. Je m’adressais directement à ma fille, je lui confiais mes états d’âme, combien elle me manquait.

Je lui racontais mes regrets, ma culpabilité, car si j’avais su qu’elle nous quitterait si jeune j’aurais pris plus de temps de qualité avec elle et je me sentais terriblement coupable de cela. J’aurais voulu être la mère parfaite même si je sais bien que cette mère parfaite n’existe pas, car après tout nous sommes des êtres humains faillibles. On fait du mieux qu’on peut avec les connaissances que nous avons. Par contre lui écrire et lui réécrire à nouveau chaque jour me donnait l’impression qu’elle pouvait m’entendre, cela me gardait en lien avec elle et le vide de son absence était moins difficile à supporter, car je la gardais dans mon coeur et dans mon esprit.

En remettant la main sur ce petit journal, je me suis rendu compte que je lui avais écris durant presque deux ans et que je répétais souvent les mêmes regrets et cela débutait toujours par, Oh ma chérie comme tu me manques!

Ce que je ne savais pas à ce moment là, est que l’écriture me permettait d’exprimer ma souffrance et que je cheminais doucement vers une transformation de guérison et que je permettais à ce lien qui jadis était extérieur avec elle car je pouvais la voir, la sentir et l’entendre, ce lien se transformait vers un lien intérieur, car aujourd’hui je la porte en moi, elle fait partie de moi.

Sylvie Campea

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.